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BIOGRAPHIE DU CAPITAINE de BELSUNCE


PROMOTION “EXTREME-ORIENT”
1950 - 1952

 


La Promotion «EXTREME-ORIENT» comptait à l’origine 574 Elèves Officiers, recrutés par concours, soit à partir des Corniches («Concours Direct» : 266), soit provenant des Sous-Officiers («Concours Corps de Troupe» : 308), auxquels il convient d’ajouter 16 Elèves étrangers.

Les «Concours Direct» rejoignirent Coëtquidan au début d’octobre 1950. Après quelques jours consacrés aux formalités d’incorporation et d’engagement, ils furent envoyés dans des Corps d’infanterie des F.F.A., à raison de 10 par Bataillon, pour un stage de quatre mois (formation de base et peloton d’élèves gradés). Stage instructif par les contacts qu’il procurait avec la Troupe, ses réalités, ses problèmes.

Le 13 février 1951, regroupement de la Promotion tout entière à l’Ecole Spéciale Militaire Interarmes (E.S.M.l.A.) de Coëtquidan, commandée alors par le Général BONDIS. Les 590 Elèves sont répartis en 5 Compagnies à 4 Sections, chaque Section comptant en moyenne 13 «C.D» 15 «C.T» et 1 Etranger. C’est «l'AMALGAME», cher au Général de LATTRE, et qui, une fois encore, va se révéler excellent pour la formation tant morale que technique : chacun apporte ses connaissances, générales ou militaires, à l’ensemble.

L’îlot B, où elle est installée, sera le creuset dans lequel, sous l’impulsion du Chef de Bataillon Georges de BOISSIEU, va se souder la Promotion, sans aucune distinction d’origine, et où naîtra cet «esprit de Promo» toujours aussi vivant après 25 ans. D’autant plus, peut-être qu’elle est la dernière de cette formule et de l’E.S.M.l.A.

Fin juillet 1951, la Promotion est baptisée «EXTREME-ORIENT». C’est l’époque des grands combats d’Indochine, dans lesquels disparaît, dit-on, une promotion d’Officiers par an. La formation comme instruction sont dirigées dans l’optique de cette guerre nouvelle.

Et, pourtant, le sort voudra que moins da la moitié de la Promotion aille en Indochine.

Après le Triomphe, en juillet 1952, suivi de l’année d’Application, rapidement surviendront la fin de la guerre d’Indochine et le début des combats en Afrique du Nord.

Les deux premiers tués le seront dans un même combat, en Tunisie, le 1er septembre 1954, le jour-même de leur nomination au grade de Lieutenant. Coïncidence CAILLOL était «C.D.» et MAZUEL «C.T.».

Comme pour mieux marquer cette parfaite fusion des origines, le fait se reproduira le 18 janvier 1955, en Algérie, dans l’Aurès, HOURDEAUX «C.T.» et THOMAZO «C.D.» trouveront la mort dans le même combat, et ils appartenaient au même Régiment de Parachutistes.

32 Officiers de la Promotion sont Morts pour la France : 4 en Tunisie, 2 au Maroc, 1 en Mauritanie, 25 en Algérie.

Marquée dès l’origine par la guerre d’Indochine, la Promotion «EXTREME-ORIENT» le sera plus profondément et plus intimement encore par la guerre d’Algérie et par sa triste conclusion. Beaucoup quitteront alors l’Armée.

Aujourd’hui (1), la Promotion compte 180 civils sur les 521 survivants. 341 Officiers sont toujours en activité, 27 ont déjà été Chefs de Corps et 36 le sont actuellement.

(1) Jour du parrainage.
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